Dans cet appartement parisien de 50 m², la rénovation a été pensée autour d’un objectif clair : gagner de la place sans rien céder au confort. La cuisine et les rangements deviennent la colonne vertébrale du projet, avec un linéaire ultra fonctionnel et des volumes intégrés qui structurent l’entrée et l’espace de vie, entre façades Bocklip en noyer lisse et inox brossé.
La cuisine, un bloc compact au dessin radical
Véritable pivot du projet, la cuisine se lit comme un volume architectural : une implantation compacte, parfaitement intégrée, où chaque façade participe à la clarté de l’ensemble.
Les façades Bocklip en inox brossé renforcent l’écriture graphique : elles captent la lumière, accentuent la verticalité et donnent à la cuisine une présence presque “silencieuse”, très maîtrisée. En contraste, le plan de travail clair et la crédence minimaliste allègent la composition et soulignent la pureté des lignes.

Inox & noyer : le contraste qui réchauffe l’espace
L’inox affirme la structure ; le bois, lui, apporte la profondeur. La transition vers la pièce de vie se fait par une colonne en noyer lisse, traitée comme un élément de mobilier à part entière : un volume chaud, enveloppant, qui adoucit l’ensemble et crée un passage naturel entre cuisine et séjour.
Ce duo inox/noyer fonctionne parce qu’il reste sobre : peu d’effets, mais des matières justes, posées au bon endroit, avec des alignements précis et des jonctions nettes.
Une séparation vitrée qui laisse circuler la lumière
Le projet joue aussi sur la transparence : une cloison vitrée / vitrage texturé structure les perspectives sans fermer. Elle filtre, elle rythme, mais elle conserve la sensation d’ouverture : un détail qui change tout dans un intérieur compact, où la continuité visuelle est essentielle.

Les détails qui signent le projet
Quelques éléments suffisent à donner du caractère sans surcharger :
- une suspension rouge Smithfield de chez Flos. comme ponctuation franche, presque sculpturale ;
- une table ronde en aluminium martelé, très tactile, qui répond à la matité de l’inox ;
- une grammaire d’objets simple, fonctionnelle, toujours dans la même logique : peu, mais parfaitement choisi.

Une chambre en retrait, plus feutrée
À l’écart de la cuisine, la chambre adopte une ambiance plus douce : tonalités calmes, matières enveloppantes, et un mobilier qui s’efface pour laisser place au confort. Le projet garde la même exigence de dessin, mais dans une version plus intime : un espace pensé pour ralentir.

Une salle de bain, composition graphique
Dans la salle de bain, on retrouve la même recherche d’équilibre : lignes claires, surfaces nettes, et une palette douce qui apaise. Les courbes (miroirs, paroi) apportent une légèreté bienvenue, pendant que les finitions métalliques donnent la touche précise qui fait tenir l’ensemble.


Une écriture globale, cohérente et intemporelle
Une écriture globale, cohérente et intemporelle
De la cuisine jusqu’au salon et aux espaces plus privés, le projet revendique une même signature : des volumes lisibles, des matières fortes, et une mise en scène minimaliste. Les façades Bocklip en inox brossé apportent ce trait graphique et lumineux qui structure l’ensemble, tandis que les façades en noyer lille vient réchauffer les transitions et donner de la profondeur aux perspectives.
Dans le salon, cette approche se prolonge naturellement : la circulation reste fluide, l’espace respire, et chaque élément trouve sa place sans surcharge. Rien n’est décoratif pour décorer : tout est pensé pour durer et rendre le quotidien plus simple, plus beau, plus évident à vivre.




Conception par Hélène Guillou Architecture
Photos : Agathe Tissier


